Budget
Choisy vit à crédit. Même si le budget global de notre ville est de 110 millions d’euros, Choisy reste une ville pauvre. De ce fait elle bénéficie du mécanisme de la péréquation qui vise à favoriser l’égalité entre les collectivités territoriales sur le plan des ressources. Les impôts locaux restent élevés (une moyenne de 811 € par personne à Choisy, contre 793 € ailleurs). Notre investissement est faible et notre dette a augmenté de 4,80% sur les 3 dernières années, là où la dette de la moyenne des communes de taille et de fiscalité similaires a diminué de 0,90%. A titre d’exemple, la majorité actuelle a emprunté aux banques 14 millions en 2023, 18 millions en 2024, et prévoit 69 millions pour les 5 années à venir. Un véritable suicide. Notre épargne brute n’est que de 4,88% des recettes réelles de fonctionnement. La ville ne dégage plus de marge d’autofinancement, à peine 1 million. Ceci est un véritable indicateur des difficultés budgétaires dans lesquelles on nous a installé. Le budget de notre ville se caractérise par une rigidité structurelle qui traduit des marges de manœuvre dans les dépenses de la commune supérieure de 11,10% à la moyenne de la strate.

De ces réalités contraignantes et inquiétantes nous avons défini les orientations suivantes :
- Nous engager à ne pas augmenter les d’impôts pour préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens,
- Sortir du cercle infernal de l’endettement excessif amorcé par la majorité qui dirige la ville actuellement,
- Faire en sorte qu’en cas de besoin les emprunts soient productifs et permettent à la ville d’améliorer ses recettes,
- Augmenter les recettes de notre ville en développant l’activité économique sur notre territoire. La recherche de subventions et aides, dont les aides européennes, fera partie de nos priorités,
- Mettre en place un système efficace de gestion de la dette : une dette mal gérée peut peser lourdement sur les finances d’une collectivité. Ainsi, lorsque le besoin s’en ressent, il s’agit d’emprunter à des taux d’intérêt avantageux et de rembourser les échéances dans les délais impartis,
- Optimiser les dépenses et rationaliser les frais sans compromettre la qualité des services fournis. Pour améliorer la performance financière de notre ville, nous penserons sur le long terme. L’impact sur les agents, les citoyens et les usagers doit être évalué avant de prendre des décisions,
- Renégocier les contrats en cours. C’est souvent là que se cachent les plus grosses économies : nettoyage, entretien, assurances, téléphonie, énergie… Renégocier peut nous faire économiser entre 5 % et 15 %,
- Vérifier dans l’intérêt du budget de la ville les différentes conventions qui lient la ville avec différents partenaires et institutions,
- Faire des montages public/privé pour réaliser un équipement sans mobiliser la capacité d’autofinancement de la commune,
- Acquérir des subventions (DETR, DSIL, Région, Département, Fonds européens (FEDER)…). Chaque euro de subvention améliore mécaniquement notre capacité d’autofinancement en réduisant l’autofinancement des investissements,
- Maitrise de l’énergie : LED sans exception pour tous les bâtiments publics, écoles, gymnases. Automatisation des chauffages / ventilation. Nous prévoyons jusqu’à 30 % d’économie durable,
- Mutualisation avec les communes voisines (ex : Orly, Vitry, Créteil, Thiais) des achats groupés pour dégager une économie d’échelle,
- Optimiser l’investissement pour ne plus « consommer » trop de Capacité d’Auto Financement, prioriser les investissements selon le classement : urgent / obligatoire / utile / esthétique,
- Rechercher des co-financements : Région IDF, Département du Val-de-Marne, EPT, Métropole du Grand Paris, Europe,
- Créer des projets générateurs de recettes : installation panneaux solaires sur bâtiments municipaux, concessions commerciales en rez-de-chaussée, réaménagements urbains attractifs (loyers futurs).
Pour maîtriser les finances de la ville, sur la base d’un euro est un euro, nous établirons un plan pluriannuel de retour à l’équilibre sur 3 à 6 ans, avec des engagements précis, des économies identifiées et des objectifs de capacité d’autofinancement par année.
Avec une bonne stratégie, notre capacité d’autofinancement actuellement très basse à 1 M€, peut monter à 1,5 à 2 M€ en 2 ans, à 3.5 M€ en 4–5 ans, selon le potentiel financier de Choisy.
